Opposition à l’extension des courbes de bruit aéroportuaire

Dossiers - Prises de position

La CGI s’oppose à une modification du trafic aérien de 22 heures à 24 heures qui génère l’inconstructibilité de très nombreuses parcelles sises en zone à bâtir. C’est disproportionné !

En sa qualité d’association d’importance cantonale qui représente un grand nombre de propriétaires genevois, la CGI s’est formellement opposée auprès de l’Office fédéral de l’aviation civile à l’enquête publique close le 17 octobre 2019 et qui visait la modification du règlement d’exploitation de l’Aéroport international de Genève (AIG). En effet, la mise en œuvre de ces modifications entraînerait une modification de l’emprise du bruit (des valeurs de bruit retenues en application de l’OPB) sur une importante partie de la rive droite du canton de Genève.

Selon l’AIG, ce ne sont pas moins de 28’000 habitants et 30 Km² du territoire cantonal qui sont concernés !

En particulier, de nombreux territoires des communes de Chancy, Avully, Cartigny, Russin, Aire et Satigny se trouveraient dans des zones où les valeurs limites d’émission pour les horaires de nuit (22h-23h et 23h-24h) seront dépassées, ce qui les rendra inconstructibles.

Nous sommes de manière générale, évidemment favorables à l’existence et à l’exploitation de l’AIG. Cela dit, il est, à nos yeux, totalement disproportionné d’envisager, en substance, que la modification de la gestion du trafic aérien entre 22 heures et 24 heures implique l’inconstructibilité de nombreuses parcelles sises en zone de construction.

Ainsi, ce projet serait non seulement préjudiciable aux intérêts privés des très nombreux propriétaires qui verraient leurs terrains devenir inconstructibles – et faire l’objet d’expropriations – mais également à l’intérêt public.

En effet, le canton de Genève souffre notoirement d’une pénurie de logements, raison pour laquelle la priorité est son plan directeur cantonal (ci-après PDCn 2030). Or, il serait compliqué, pour ne pas dire compromis d’atteindre cet objectif si plus aucun logement ne pouvait être réalisé sur une surface aussi importante du territoire cantonal. En particulier, les mesures envisagées auraient ainsi inexorablement pour effet d’augmenter le prix des biens proposés à la vente et à la location.

Cette opposition est une démarche indispensable pour pouvoir participer à la suite de la procédure et seules les personnes et entités qui l’auront formulée seront en mesure, le cas échéant, de s’opposer judiciairement aux mesures dont il est question.

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